
Sarlat Festival du film
Festival du film de Sarlat : parmi 550 lycéens, le blocus des lycées s'invite entre deux séances
Photo d'illustration : Sarlat-la-Canéda — FrDr, CC BY-SA 4.0
Au Centre Culturel de Sarlat, 550 lycéens venus de France, de la Réunion, du Canada et des États-Unis débattent du blocus des lycées entre deux projections, d'un oeil sur leur téléphone.
La projection des « Belles de nuit », de René Clair, vient de se terminer. Les lycéens quittent la salle du Centre Culturel de Sarlat et prennent le chemin de la cantine pour le repas de midi.
Ce mardi 3 novembre, premier jour de la 35e édition du Festival du film de Sarlat, 550 lycéens sont réunis jusqu'au 7 novembre. Ils viennent de toute la France, mais aussi de la Réunion, du Canada et des États-Unis.
Dans les conversations, certains commentent la mise en scène du film et le jeu de Gérard Philipe et de Gina Lollobrigida. D'autres suivent à distance, sur leur téléphone, la reprise du blocus des lycées en France.
Comment vit-on un mouvement lycéen quand on est à des centaines de kilomètres ?
Suzanne, élève de Terminale au lycée René Cassin de Bayonne, explique que le sujet revient sans cesse. Selon elle, ces échanges aident à se forger un avis et à ne pas se sentir seul.
On en parle beaucoup entre nous
Suzanne, élève de Terminale au lycée René Cassin de Bayonne
Elle se réjouit que les blocus continuent et aimerait y être. Mais l'enjeu du bac pèse aussi, dit-elle : « il faut faire avec ».
Naéma, du lycée Suger de Saint-Denis, se dit ravie d'être à Sarlat. Elle regrette pourtant de manquer la journée du 5 novembre, où une forte grève est annoncée, et espère reprendre la mobilisation à son retour si elle se poursuit dans son lycée.
Un regard venu de l'étranger
Les lycéens français de l'étranger suivent eux aussi le mouvement. Ulfile, du lycée français de Los Angeles, évoque un regard particulier sur la France, puisque toutes leurs études relèvent du système scolaire français.
Elle dit observer la position des élèves, mais aussi la réponse de l'administration française.
Jehanne, venue avec ses camarades du lycée français d'Ottawa, reconnaît un point de vue extérieur. Le mouvement les touche pourtant, selon elle, car il concerne tous les établissements français.
La jeune Franco-Canadienne confie avoir eu envie de participer au blocus et soutenir ses camarades « très très fort ».
Le festival se poursuit à Sarlat jusqu'au 7 novembre, pendant que la journée de grève du 5 novembre approche.


